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Hem, un an après les émeutes dans les banlieues.

Lieu : Hem, dans le Nord (un reportage de France 3 Lille)
Il y a un an, un peu partout en France, certains quartiers de banlieues s'embrasaient. Affrontements avec les forces de l'ordre, voitures brûlées : l'expression du malaise grandissant d'une partie de la population et notamment du ras-le-bol de la jeunesse. Un an après, retour à Hem, commune de la métropole lilloise. Après l'électrochoc et la prise de conscience collective, tous les acteurs ont essayé d'agir mais cela prend du temps et l'amertume est encore présente dans les rues. Rencontre avec des jeunes, des parents, des animateurs et des élus.

...Merci chef, nous n'avions pas deviné ! Elle ne désarme pas pour autant et repart à la charge sur l'histoire du supermarché de la drogue. L'histoire n'est pas nouvelle pour nous car depuis deux jours la presse locale en parle. La brigade des stupéfiants de la police de Roubaix, agissant sur commission rogatoire, a interpellé, lundi dernier, treize personnes dans un quartier sensible de la commune de Hem. Parmi les interpellés, il y a quatre membres d'une association locale, le « ... ». Depuis, des bruits courent et la presse locale s'en fait l'écho. L'association servirait de plaque tournante à un important trafic de haschich, près de deux tonnes en deux ans. Le problème, c'est que cette association reçoit des subventions dans le cadre du DSQ.
Nous avons décidé de ne rien faire, C.H. et moi, pour plusieurs raisons. D'abord l'affaire n'en est qu'à son début et un grand nombre d'interpellés étaient encore en garde à vue jeudi soir. D'autre part, aucune information n'a filtré des auditions et il est beaucoup trop tôt pour dire si les membres de l'association en question sont responsables de quelque chose et quelles sont ces responsabilités. La presse locale, qui s'est empressée le premier jour de charger l'association, a mis des bémols le lendemain dans les articles. Enfin, nous ne voulons pas jeter l'opprobe sur le monde associatif en parlant trop vite des actes isolés d'une association peut-être pas nette.
En plus, le quartier en question de Hem est une véritable poudrière. J'ai eu l'occasion d'y passer trois jours pour un magazine et j'ai pu mesurer une partie des difficultés. Le chômage est très important, (plus de 30 % de la population), la drogue y est énormément présente, (une des rues principales se nomme le « boulevard du shit »), et l'argent de la vente alimente une véritable économie parallèle. Les moindres caméra et appareil photo sont accueillis par des jets de pierres, à tel point que, lors de ce tournage, nous avons dû filmer le matin de bonne heure.
Nous n'allons pas y mettre les pieds comme cela. D'autant plus qu'il est 18h, un vendredi soir, et que cela ne va pas être facile de trouver quelqu'un à qui parler. Il est inutile de dire tout cela à E.C. Toute tentative d'explication passe à ses yeux pour une dérobade. O.E. cependant ne s'affole pas. Si on fait traîner les recherches, E.C. finira bien par s'épuiser. Pendant que O.E. passe quelques coups de téléphone, j'appelle le chef de projet du DSQ que je connais depuis le tournage du magazine. On me fait savoir qu'il n'est plus présent dans le bureau...

# Posté le jeudi 24 mai 2007 13:42

Modifié le jeudi 24 mai 2007 16:04

hem va kraké

hem va kraké
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# Posté le jeudi 24 mai 2007 13:41

59510 hem

59510 hem
interview de Mohamed K........

PYL Comment est née l'idée de présenter une telle liste ?

MK Je milite depuis dix ans dans le quartier, et je suis confronté à des problèmes de drogue, de violence. Le 10 février dernier, il y a eu un tir de kalashnikov sur le local associatif où je travaille. La police est venue, mais s'est enfuie. Esuite, il y a eu une réunion de concertation avec le maire et la police, mais le commissaire n'a pas apprécié que j'accuse ses hommes d'avoir eu la trouille d'intervenir et, dès le lendemain, j'ai eu droit à un contrôle minutieux de ma voiture et des documents de bord...
C'est à ce moment-là que j'ai décidé de présenter une liste aux muncipales, même si ça tombait à un mauvais moment, j'avais déjà réservé pour les sports d'hiver ! Mais dès mon retour on a déposé la liste à la dernière minute, le soir du 2 mars, alors que beaucoup croyaient que c'était du bluff, que je me dégonflerais.
Même pas une heure plus tard, les Renseignements Généraux débarquaient chez moi et me demandaient pourquoi j'avais déposé une liste "communautaire", "comme à Roubaix", et si j'étais en relation avec "ceux de Roubaix. Je leur ai donné la même réponse qu'à la presse plus tard: non, ce n'est pas une liste commmunautaire, même s'il y a 28 "Mohamed" comme moi sur 33 candidats, parce que vous pouvez dire que ce vous voulez, on est français !
Après une réunion publique le 7 mars, j'ai de nouveau été contrôlé par la police, et le flic m'a dit "j'espère que vous n'aurez pas trop de voix dimanche"...

# Posté le jeudi 24 mai 2007 13:39

Modifié le jeudi 24 mai 2007 16:18

hem 59510

hem 59510
Après les braquages violents du Super U d'Orchies, puis d'Intermarché à Pont à Marcq, c'est au tour maintenant d'un supermarché de Cysoing d'être victime d'un nouveau braquage! A croire que notre région de campagne si paisible, de Pévèle en Mélantois, est devenue la cible de prédilection des racailles venues de la métropole lilloise...
Ce week-end, un groupe de malfrats a dévalisé plusieurs magasins de Cysoing, dont un supermarché, avant de s'attaquer lundi à 3 autres supermarchés dans le Pas de Calais, près de Carvin.
Arrêtés hier par la police, cinq d'entre eux, des "jeunes" d'une vingtaine d'années habitant à Hem, au nord de Lille, et armés de fusils d'assaut Kalashnikov, n'ont pas hésité à foncer à 150 km/h sur les voitures de police venues les appréhender! Il aura fallu pas moins de 20 véhicules de police, 60 policiers et un hélicoptère pour en venir à bout! Avec 3 policiers blessés à la clé.
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# Posté le mercredi 23 mai 2007 18:58

hem59510

hem59510
Tout commence le 28 mai dernier par un appel aussi anonyme que téléphonique à la police : une fusillade se déroule chez Slimane K.
Suit l'adresse précise de l'individu. Lorsque les policiers alertés surgissent sur les lieux, pas plus de fusillade que de beurre en branche. La visite du domicile du suspect ne permet pas de découvrir la moindre arme. Par contre, le regard acéré d'un policier, à travers une porte à moitié ouverte d'un placard sous l'évier, amène une autre découverte : des plaques brunâtres suspectes qui pourraient bien être du cannabis. Bingo : la perquisition a bien permis la découverte de 650 grammes de résine de cannabis en six plaquettes. Dès la garde à vue, Slimane K. l'admet : « Je suis un grand amateur de cannabis, c'est vrai. Là, j'avais de quoi me défoncer pendant les six prochains mois. »
Trouvé au bas d'un muret
Toutefois, le Hémois refuse d'avouer toute importation ou cession. Et de sortir une histoire incroyable : « J'ai trouvé ce stock de stupéfiants, au bas d'un muret, sur le trottoir ». Les magistrats arborent une moue dubitative. Visiblement, le procureur Jean-Louis Courtin n'en croit pas un mot : « Monsieur le prévenu, si vous saviez le nombre de fois où un importateur ou un dealer de stupéfiants nous a expliqué sans rire qu'il avait trouvé dans la rue la drogue ! » Et de conclure : « De toutes façons, on ne vous poursuit que pour la détention. On ne peut pas prouver le reste. Vous aviez de quoi fumer pendant six mois ? Très bien, je demande six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve ! » Côté défense, Me Jérôme Pianezza n'est pas avare non plus d'assertions décoiffantes. Ainsi, l'avocat n'hésite pas à mettre en doute l'existence même du cannabis qui, pourtant, n'est contestée par son client : « Le prévenu a trouvé ces paquets et a estimé que c'était de la résine de cannabis. Mais, rien ne le prouve ! Mon client ne l'a pas goûtée. Les policiers ne l'ont pas testée. »
« Boulevard du shit »
Après ces interrogations existentielles, Me Pianezza affirme que la version servie par son client est crédible : « Nous sommes à deux pas de l'avenue Laënnec à Hem. Une artère surnommée dans toute l'agglomération le boulevard du shit. Rien d'étonnant donc si des dealers perdent un stock de résine de cannabis. C'est peut-être, d'ailleurs, l'origine du mystérieux coup de téléphone. Des dealers peuvent avoir vu de loin mon client prendre le cannabis et estimer qu'il ne va pas le rendre. Vengeance : les dealers téléphonent à la police en inventant une prétendue fusillade ! » Quatre mois avec sursis viennent sanctionner au final cette prétendue trouvaille stupéfiante.
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# Posté le mardi 08 mai 2007 05:40

Modifié le jeudi 24 mai 2007 16:20