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# Posté le jeudi 23 août 2007 01:01

daouda

daouda
Daouda Sow champion de France de boxe

Daouda Sow (Hem) bat Boubakar Dangnoko (Aulnay-sous-Bois) aux points(38-23)


«Toi tu seras un champion». Daouda Sow n'avait pris les gants que depuis quelques semaines, que son entraîneur l'avait déjà senti, le boxeur irait loin. Et il ne s'était pas trompé. Aujourd'hui, le jeune homme âgé de 24 ans vient de remporter le titre de champion de France amateur catégorie légers.

HEM, Daouda la rage de vaincre Tout est dans son regard. Cette rage de vaincre a encore poussé Daouda vers le titre de champion de France. Et après? Daouda Sow, c'est un peu l'icône du boxing club hémois. Avec plusieurs titres de champion de France à son actif, il vient surtout de signer un retour fracassant, juste au bon moment...

# Posté le mercredi 20 juin 2007 01:14

hem

hem
LEGERE POUSSEE DE FIEVRE DANS LES QUARTIERS SOUS SURVEILLANCE.

Hier la tension est montée d'un cran à l'annonce des résultats de l'élection notamment dans les quartiers de hem et Roubaix. Une tension qui est rapidement retombée. Vers 23 heures on dénombrait une trentaine d'incendies sur le versant nord de la métropole lilloise.

On savait les quartiers "chauds" sensibles à cette élection tant certains affichaient un rejet du candidat de l'UMP. A l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy, la tension est montée d'un cran. Dès 20h30, plusieurs incendies de détritus ou de mobilier urbain étaient pérpétrés dans le quartier des Hauts Champs à Hem ou dans celui de l'Alma à Roubaix. Des groupes de jeunes ont joué au chat et à la souris avec les CRS pourtant venu en nombre dans le secteur. La tension est rapidement retombée. Vers 23 heures, on dénombrait une trentaine d'incendies sur le versant nord-est dont plus d'une dizaine de voitures.

# Posté le mardi 19 juin 2007 19:56

Modifié le mercredi 20 juin 2007 01:07

c du lourd!!!!

c du lourd!!!!

# Posté le mardi 19 juin 2007 19:53

Modifié le mercredi 04 février 2009 19:45

L'avenue Laënnec à Hem

L'avenue Laënnec à Hem
L'avenue Laënnec à Hem, grand écart entre deux extrêmes
La présidentielle vue des quartiers
Christophe Lehousse - mercredi 18 avril 2007
Avec son fort taux de chômage et sa faible mixité sociale, c'est une de ces nombreuses cités sans tours. Prise de température dans un quartier dit chaud, à quelques jours du premier tour.
(*Certains prénoms ont été changés).
La dernière fois que les médias nationaux en ont parlé, c'était le mercredi 11 avril, à l'occasion du déplacement à Hem (59) du candidat de la LCR Olivier Besancenot. Avant, c'était plutôt dans la rubrique "justice" pour des affaires de stups, et pas sous le même nom : l'avenue Laënnec, haut-lieu du trafic de cannabis au début des années 90, devenait alors pour une presse friande de surnoms accrocheurs le « Boulevard du shit ».
Depuis, les plus gros dealers se sont « délocalisés », mais l'étiquette est restée. Et colle même à la peau de chacun de ses habitants, que celle-ci soit brune, noire ou blanche. « Ici, t'as pas besoin de t'appeler Mohammed pour être dans la merde. Il suffit que les gens apprennent que tu viens de l'avenue pour être grillé », explique d'entrée de jeu Fred, la trentaine, à la recherche d'un emploi après avoir perdu celui qu'il occupait comme chauffeur poids lourds. « Exemple, à l'ANPE, l'employé qui voit mon dossier avec Laënnec marqué dessus, il regardera même pas dans son ordinateur pour savoir s'il a quelque chose pour moi. » Alors le trafic permet d'arrondir les fins de mois...
Ces discriminations, Fred et ses amis disent aussi les subir d'une autre manière de la part de policiers qui patrouillent régulièrement dans le quartier (en 1992, l'école nationale de police pour le département du Nord s'est installée juste en haut de l'avenue). « Mais le problème, avant même les flics, c'est l'emploi, note bien ça », insiste à nouveau Belkacem, 36 ans, lui aussi en attente d'un travail après son licenciement du Saint-Maclou d'Hem. Sur ce point, qu'ils décident dimanche d'aller voter ou pas, de donner leur voix à Besancenot ou à Le Pen, les habitants de cette artère reliant le bas de la ville au secteur de Roubaix sont en effet tous d'accord : avec un taux de chômage encore bien plus fort que les 20,7 % auxquels pointe la population active globale de Hem, l'emploi est la préoccupation numéro 1 des riverains.
« Bové, c'est le seul qui a fait de la prison »
À tel point qu'il est difficile de tomber sur un voisin qui a la chance d'avoir un travail. Dans le groupe de Fred et de Belkacem, il n'y a guère qu'un de ses amis - il refuse que son prénom apparaisse - qui ait trouvé un poste... en Belgique, comme électricien, à 1 600 euros net du mois. « Comment t'expliques qu'un pays comme la Belgique, pourtant deux fois plus raciste que la France, embauche un enfant d'immigré comme moi ? Vingt-cinq ans que je vis en France et j'ai jamais travaillé au milieu de Français. Y a quand même un problème, non ? », demande ce jeune homme qui, alors qu'il est né en France, revendique haut et fort ses origines algériennes. « Quand les flics viennent nous contrôler pour la troisième fois dans la même journée, c'est toujours celle-là que je sors », affirme-t-il en sortant de son sac sa carte d'identité algérienne. Juste à côté, il y a sa carte d'électeur dont les dernières mentions sont celles des régionales de 2004. « Dimanche, j'irai sans doute voter... Bové, parce que c'est le seul à avoir fait de la prison, à savoir de quoi il parle quand il parle des quartiers. Les autres, ils veulent juste nous tirer nos voix. » Peur de Sarko ? « C'est plutôt lui qui devrait avoir peur de nous. D'ailleurs, il a peur. Y a qu'à voir tout ce qu'on finit par obtenir à force de menacer de foutre le bordel. » Et si, une fois au pouvoir, il durcissait le ton ? « Qu'il vienne. Mais une chose est sûre : nous, on se laissera pas faire comme les juifs. On va pas monter bien gentiment dans les wagons. »
« Le vote est le seul droit qu'on m'ait donné »
Autour, certains, même plus âgés que lui, approuvent ; d'autres, comme Belkacem, veulent éviter de mettre l'accent sur l'affrontement pour ne pas renforcer le raccourci qui existe déjà entre immigration et insécurité. « Ce qui nous détruit le plus, c'est de parler d'insécurité. Ségolène Royal par exemple, elle est tombée dans le piège : elle fait campagne sur ce thème alors qu'il faudrait beaucoup plus parler de l'économie, de la solidarité, de taxer les plus riches. » S'il votera dimanche ? « Bien sûr, je n'ai jamais manqué un seul vote parce que c'est le seul droit qu'on m'ait jamais donné en France. » Murmures de la part de Johann, 29 ans qui lui n'a jamais été inscrit sur les listes électorales et ne croit pas trop à cette profession de foi civique. Mais Belkacem est lancé : « Je voterai Parti communiste, parce que c'est ceux qui s'intéressent le plus à nous et que c'est eux qui ont libéré la France. » « Avec nos grands-pères arabes », ajoute aussitôt quelqu'un. Dans cette même rue, un historique du quartier, installé depuis 34 ans, bavarde avec un ami venu lui rendre visite. « Le problème, c'est que ce ne sont plus les patrons, mais les actionnaires qui commandent. Résultat, dès qu'ils ont fait un peu d'argent, ils se tirent à l'étranger pour faire encore plus de profits avec une main d'œuvre défiant toute concurrence », regrette ce retraité, ancien du bâtiment et de la société de chauffage Sternet qui, depuis, a fermé ses portes. « En même temps, il y a trop d'abus, relance-t-il, ce sont toujours les mêmes, ceux qui travaillent, qui payent pour ceux qui ne foutent rien. »
Conclusion : « Moi je voterai pour celui qui arrivera à rebloquer les frontières et qui empêchera les patrons de foutre le camp. » Si les extrêmes semblent là encore attirer davantage que les partis d'alternance classiques, pas sûr qu'il s'agisse des mêmes que tout à l'heure. Même si la rue se fragmente là-dessus, tous se retrouvent en revanche sur plus d'un point : le rejet d'une Europe perçue comme celle de la finance exploitant les petits, et sur le refus d'une logique du vote utile. Peut-être enfin, sur ces paroles d'IAM, déclamées par un des amis de Belkacem en lieu et place d'une intention de vote : Je pensais vivre dans un pays libre, naïf / J'ai compris qu'indésirables sont les esprits non passifs / En refusant d'être un mouton, de rentrer dans le troupeau / De fermer les yeux et de tourner le dos.

# Posté le mardi 19 juin 2007 19:42