l'avenue Laënnec

l’avenue Laënnec
La dernière fois que les médias nationaux en ont parlé, c'était le mercredi 11 avril, à l'occasion du déplacement à Hem (59) du candidat de la LCR Olivier Besancenot. Avant, c'était plutôt dans la rubrique "justice" pour des affaires de stups, et pas sous le même nom : l'avenue Laënnec, haut-lieu du trafic de cannabis au début des années 90, devenait alors pour une presse friande de surnoms accrocheurs le « Boulevard du shit ».

Depuis, les plus gros dealers se sont « délocalisés », mais l'étiquette est restée. Et colle même à la peau de chacun de ses habitants, que celle-ci soit brune, noire ou blanche. « Ici, t'as pas besoin de t'appeler Mohammed pour être dans la merde. Il suffit que les gens apprennent que tu viens de l'avenue pour être grillé », explique d'entrée de jeu farid, la trentaine, à la recherche d'un emploi après avoir perdu celui qu'il occupait comme chauffeur poids lourds. « Exemple, à l'ANPE, l'employé qui voit mon dossier avec Laënnec marqué dessus, il regardera même pas dans son ordinateur pour savoir s'il a quelque chose pour moi. » Alors le trafic permet d'arrondir les fins de mois...
Ces discriminations, Farid et ses amis disent aussi les subir d'une autre manière de la part de policiers qui patrouillent régulièrement dans le quartier (en 1992, l'école nationale de police pour le département du Nord s'est installée juste en haut de l'avenue).

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 16:28

hem

« Il y a eu d'abord une déflagration, on a cru à un pétard de la fête des Allumoirs, raconte une habitante de la rue Puget, puis une pétarade a suivi. Ça a été très vite. » C'est juste devant chez elle, au milieu de cette étroite rue d'une cinquantaine de mètres de long, que la voiture banalisée de la BAC bloque tout d'abord la Mercedes qui se présente en sens inverse.
Deux des trois policiers sortent alors que le troisième reste au volant, comme l'exige la « procédure ». La Mercedes possède des vitres fumées, ce qui explique que les deux fonctionnaires ne peuvent anticiper la réaction des malfaiteurs : un tir avec une arme de poing explose le pare-brise.
Ils retournent immédiatement vers leur véhicule afin de se protéger et de se dégager. Cest au moment où ils réintègrent l'habitacle que l'un des deux, un brigadier de 32 ans, est atteint par un nouveau tir. Il est touché à la mâchoire. La Mercedes bondit alors en marche arrière, s'arrête 30 m plus loin, au carrefour de la rue Henri-Regnault et, cette fois, c'est à coups de kalachnikov que les policiers sont mitraillés avant que le véhicule prenne la fuite.
Le quartier est rapidement quadrillé et bouclé par de nombreuses forces de police, en vain. Hier soir, la Mercedes n'avait toujours pas été retrouvée. Ni ses occupants, même si plusieurs « équipes » sont semble-t-il dans le collimateur du SRPJ de Lille. Le plan 543, visant à verrouiller les frontières, a été déclenché.

# Posté le vendredi 31 août 2007 08:55

Modifié le mercredi 04 février 2009 19:43

hem

# Posté le vendredi 31 août 2007 08:50

Modifié le mercredi 04 février 2009 19:43

!!!!!

!!!!!

# Posté le vendredi 31 août 2007 08:47

Modifié le mercredi 04 février 2009 19:44

mon kartier

# Posté le vendredi 31 août 2007 08:42

Modifié le mercredi 04 février 2009 19:44